22 mai 2008
Iguazu en Hiver !
Notre dernière visite aux chutes s'était soldée par un petit fiasco humide, nous avions envie de rentrer en France sur une autre impression pour cet endroit unique au monde. Nous avons profité du prêt d'une petite Mercedes boîte automatique prêtée par Kike (notre ami pédiatre) pour y aller faire un tour.
Le temps cette fois-ci était stable, 18°C-20°C, nuageux mais très agréable pour se balader sur les sentiers Argentins. C'était donc la deuxième fois que nous allions les
faire de ce côté et j'avoue avoir eu peur d'être déçu par ce que nous allions voir, en sachant cette fois-ci ce qui nous attendais. Mais Inès nous les réclame très souvent, elle aussi adore cet endroit et espère toujours voir le bébé jaguar même si elle se résigne un peu plus qu'avant.
Juste le temps d'ach
eter un petit hamac sur le trajet aller et de faire une petite commission à Puerto Iguazu pour notre médecin et nous voici à l'entrée du parc. Inès chausse ses bottes et se prépare à affronter coatis, singes, jaguars et autres animaux. A l'inverse de la dernière fois, nous commençons par le circuit inférieur et sommes surpris par de petites chutes d'eau sur le trajet inexistante lors de notre première venue cet été (Novembre). Nous arri
vons au panorama nous permettant de voir la totalité des chutes et restons interloqués. Il s'agit quasiment d'un rideau d'eau continu sur toute la largeur des chutes...( voir la différence entre la photo du haut en ce moment et celle juste en dessous cet été!).
Effectivement, l'hiver est là, les coatis ont mis leur « fourrure » d'hiver et « la bruine » des chutes forment un voile nuageux rendant les photos plus pâles (tant pis pour l'esthétique...). Le cours d'eau s'étend sur une largeur bien plus importante, et ramène un peu de cette terre rouge si caractéristique donnant cette couleur marron visible en haut des cascades. La plage de l'île Saint Martin est maintenant quasi inexistante, d'ailleurs l'accès y est impossible.
Finalement, la surprise est au rendez vous, des tonnes et des tonnes d'eau qui déferlent, impressionnant!! Nous terminons le circuit inférieur et nous approchons très prés de « Salto Bossetti », a quelques mètre d'elle.
Nous posons quelques secondes pour la photo mais il est difficile de tenir plus si nous ne voulons pas prendre une douche nous rappelant étrangement notre dernière aventure... Inès adore ce brumisateur géant, dommage que le temps ne soit pas tellement au rendez-vous pour ce type d'amusement.
Nous continuons par le circuit supérieur et ces paisibles cours d'eau d'un côté se jettant dans le vide avec une force incroyable de l'autre. A ce moment là, je vois tout à fait la scène de « Mission » avec les indiens guaranis poursuivit par les colons espagnols, pagayant à toutes vitesse entraînant ainsi leurs ennemis pour une chute unique et vertigineuse... A quelques mètres du vide, le cours d'eau est si tranquille que l'on imagine à peine ce qu'il
y a après.
Le soleil va bientôt se coucher, nous rentrons vite afin d'acheter quelques animaux en bois aux indiens se trouvant à l'entrée... Retour presque sans encombre ensuite sauf pour notre sortie à la douane Brésilienne où nous sommes obligés de parlementer ¾ d'heure afin d'éviter une amende de 200$ suite à une erreur de la douane elle-même. Pfff... (Vive les cowboys Brésiliens).
PS: Album photo créé dans la barre de menu à gauche ("Chutes Iguazu (mode hiver)")
01 mai 2008
Un don du ciel !!!
Il y a quelques jours de cela, Papa et Maman ont décidé d'aller faire quelques courses dans le "Centro". Comme d'habitude, on me porte pour traverser la quatre voie (c'est normal ici, n'ayez pas peur...), et ensuite on attend qu'un bus veuille bien s'arrêter.
Mais là, Papa aperçoit sur le bas côté de la route, près des herbes hautes, cinq petits châtons blottis les uns contre les autres. Je veux les toucher, je regar
de Maman qui à l'air de craquer autant que moi et je demande :"On les prends avec nous?". Maman regarde Papa qui dit que leur maman est peut-être parti chasser et qu'elle reviendra sûrement dans quelques temps.
Nous revenons le midi; les chats n'ont pas changé de place et le discours de Papa lui aussi reste fixe... Pfff, c'est un peu dur d'attendre. Le soir
tombe et maman demande à Papa de voir si les chats sont toujours là. En fait, Papa m'a raconté qu'en voulant les prendre, ils se sont tous regroupés dans un sac plastique où des personnes les avaient sûrement abandonnées.
C'est super!!! Maman leur prépare une cabane, un lit, et leur verse du lait. ils ne comprennent pas et Papa est obligé de mimer le chat qui boit pour que "3 taches" (un des chats) comprenne afin de faire venir les autres. Ils sont tout petits et très maigres, ils ont l'air fragiles.
Je suis un peu excitée et Maman me fait sortir de la pièce, je les verrai demain!!! Chouette!!!
Finalement, les petits châtons vont venir à la maison. Je ne sais pas où donner de la tête, il m'en passe sous les jambes, certains me sautent dessus, d'autres jouent avec une ficelle, je crie de joie mais je ne comprends pas encore qu'ils ont peur et que je suis un peu brusque avec eux...Je fais parfois aussi des colères lorsqu'ils ne font pas ce que je veux. Mais je fais des efforts et eux aussi apprendo
nt à me connaître!!!
Malheureusement, Papa et Maman ne veulent pas tous les garder et en proposeront aux élèves de l'école. Au bout de 2 jours, un garde est venu prendre le petit gris qui a miaulé trés fort "parce qu'il n'était plus avec ses amis" (je ne comprends pas ce qu'est un frère et une soeur...). Le lendemain, Zeïnab, une fille de CE2 est venue chercher le plus petit. Au bout de 4 jours, il ne me restait plus que mon préféré "3 tâches" (celui qui a un regard un peu triste) que je garderai jusqu'à la fin de l'école avant de le donner à la maîtresse car il ne pourra pas prendre l'avion avec nous...
"3 taches" est un petit châton attachant, Papa dit que c'est le plus "terrible" mais Maman le trouve adorable. Il est un peu comme moi, il joue beaucoup et fait des capr
ices (miaule lorsque tout le monde se couche, quand il a envie de câlins, quand il a faim). il est trés dynamique et intelligent (c'était le premier à comprendre que le lait dans le bol était à boire, que la litière était l'endroit des besoins, etc etc...).
Aprés une semaine, le chat était tout sale et avec Maman nous avons décidé de lui faire prendre un bain. C'est trés drôle,
il n'aime pas beaucoup mais quand il ressort tout mouillé, il paraît tout maigre... Maman l'envelloppe dans une serviette et je peux lui faire pleins de calins...
19 avril 2008
Petit bol d'air, grand bol d'eau!!!
Après être resté quelques week-ends à la maison, nous nous sommes décidés, le Samedi 5 Avril, de sortir un peu avant que la pluie (surtout!) et le froid (<20°C... lol) bloquent nos journées. Le réveil comme tous les Samedi et Dimanche, se fait par Inès, réclamant son petit bib chocolaté matinal. L'appel du ventre chez elle, c'est impressionnant, mieux réglé qu'une Swiss (petit clin d'oeil à Jimmy, un élève de 5ème, qui nous vante tout le temps les qualités de son pays, la Suisse, vous l'aurez bien compris!!).
Le temps de se préparer, nous prenons les sacs à dos et nous partons de l'école pour prendre notre fameux bus en direction du barrage d'Itaïpu... Itaïpu, est le deuxième plus grand barrage au monde détrôné depuis quelques années par le barrage des "3 gorges" en Chine, je crois. Il alimente tout le Paraguay et la ville de Sao P
aulo, essentiellement, pour le Brésil (pourtant à 1000kms...). Nous ne sommes qu'à 5 kilomètres à vol d'oiseau, un peu plus avec le "collectivo" (qui signifie "bus" au Paraguay et porte bien son nom). Petite anecdote que le consul de Ciudad del Este (qui n'est autre que le mari de la directrice de l'école) m'a fait, si par "hasard", le barrage venait à céder, nous aurions entre 3 et 5 minutes pour faire nos valises avant LA vague, que les plus grands surfers du monde entier nous envieraient...
Nous approchons du batiment d'entrée où se trouve le musée du barrage lorsqu'un garde armé (comme partout ici...) nous interpelle pour nous demander ce que l'on vient faire ici!!! On lui dit qu'on vient visiter Itaïpu, et lui demandons si c'est bien ici. En confirmant, il nous emmène vers une petite entrée un peu plus loin et nous indique vaguement une direction à suivre. Nous voyons les bus qui emmène au pied de la structure et demandons au chauffeur les heures de départ. "Exceptionellement, nous dit-il, il faudra attendre 4 heures... Le président de la République est là!!!" mmmm super...
En repartant nous pa
ssons devant ce qui doit être la salle des buffets et j'aperçois un petit homme, nerveux et râleur comme à son habitude devant les caméras de télévision, Mr Nucanor Duarte Frutos (Presque comme les yaourts...), président de la "République" du Paraguay. Son parti "élu" (Lista Uno 1) depuis plus de 60ans, est celui de l'ancien dictateur et est aujourd'hui contesté par un parti de gauche (Lista Seis 6) représenté par un ancien évêque, LUGO. Je ne vais pas vous embarrassez avec la politique Paraguayenne mais les éléctions sont d'actualités et il y a des choses qui choquent nos regards d'Européen... Par exemple, la propagande est omniprésente à la télé comme dans les journaux, c'est à qui inventera l'histoire la plus tordue... Quelques jours avant les élections, des gens font du porte à porte pour donner 20 000 guaranis (3€) en échange d'un bulletin de vote en leur faveur (Et ça marche!!). Le taux
d'abstention étant important, c'est la "guerre aux camionnettes" des partis ennemis afin d'aller chercher chez eux les électeurs.Alors possesseur de grandes voitures, il y a de l'argent à gagner pour vous ici pour compléter le convoi d'un de ces partis.
Les primaires au sein de la lista Uno ont donné le ton puisqu'elles ont été truquées pour donner la majorité au bras droit de Nucanor (qui ne peut faire q'un mandat). Le président lui même à confier à la télé paraguayenne qu'il ne répondrait plus de rien dans le pays si Lugo (majorité évidente aux sondages) était élu... Les élections qui ont lieu ce week-end inquiètent un peu la population locale, car dans les 2 cas il y a des risques de soulèvement au Paraguay, habituellement si tranquille... Mais la situation, qu'ils connaissent actuellement, a des limites, même pour les plus pacifistes d'entre eux, entend-on à droite et à gauche! Bon, à suivre, ce sera peut-être un bon moyen d'avoir un retour gratuit en France offert par le consulat (rapatriement).
Après ce week-end un peu manqué, nous avions une réelle envie de nous rattraper le week-end suivant. Tout a pourtant bien commencé, par l'annonce le jeudi d'une superbe météo par Hussein un élève de 3ème. La journée du Vendredi était là pour lui donner raison à 100%.
Ni une ni deux, nous partons encore plus tôt la matin pour affronter cette infernale succession de bus qui doit nous emmener aux chutes Brésiliennes de Foz Do Iguazu (la vue complémentaire de l'Argentine...) sans compter les arrêts tampons "passeport" (une moitié de passeport déja rempli!!!).
Le temps est nuaguex à notre départ mais rien d'inquiétant. Plus nous avançons vers notre St Graal Brésilien, plus les nuages sont présents et plus leur teinte est inquiétante... A l'entrée, nous réfléchissons avec Sandrine, hésitons quelques instants et nous lançons, le besoin d'un grand bol d'air est trop grand. Nous prévoyons quand même d'acheter un petit K-Way plastique au cas où...
Inès est ravie, elle va peut-être enfin pouvoir voir le bébé jaguar (toujours
dixit Dora) en haut des chutes, mais cette fois, c'est décidé, c'est elle même qui ira le sauver et non Diego (cousin de Dora pour ceux qui ne suivent pas...).
Nous arrivons sur notre premier panorama, et même avec un ciel gris, cet endroit reste un lieu magique où la beauté, la force, la tranquilité prédominent malgré le bruit déja présent des chutes. Inès est heureuse, elle ne perd pas une "goutte" (qui n'est à ce moment là que du second degré...) du spectacle. J'ai pour ma part cette étrange impression que ce lieu nous appartient ou plutôt que nous appartenons depuis toujours à ce lieu, et je préfère d'ailleurs cette dernière expression...
Nous continuons à longer le Parana (fleuve) pour remonter petit à petit vers les chutes du diables. Un petite "hutte restauration" se présente, nous en profitons pour la pause pipi d'Inès et le petit "10h" même s'il est presque 12h (déja...). Nous sommes installés tranquillement quand j'aperçois tout d'abord un petit visiteur, un koati. Puis, quelques secondes plus tard c'est une bonne demi-douzaine de ces étranges bêtes, inconnnues pour ma part avant mon arrivée au Paraguay, qui s'invitent au repas. Au menu, poubelles "matières organiques" comme par hasard, et trés vite c'est la moitié du "10h" d'Inès qui y passe... On avait beau la retenir, elle et les animaux, c'est une vraie histoire d'amour!!! Dur dans ces moments là de la gérer.
Nous parvenons tout de même à trouver une ruse pour pouvoir repartir et un quart d'heure après, d'un seul coup c'est le déluge!!! Qui ne connaît pas ce que c'est qu'une pluie tropicale ne peut savoir ce qui nous est arrivé à ce moment là. Nous avons tout juste le temps de protéger Inès en mettant le K-Way plastique sur l'ouverture de la poussette. D'ailleurs, pour une fois, elle ne se fait pas prier pour s'isoler dans ce chaos! Je dois me "sacrifier" ;-) pour protéger le sac à doc et l'appareil photo en les mettant sous mon K-way, me trouvant ainsi pendant une petite minute sans la moindre protection. Ce qui suffit trés amplement à être trempé de la tête aux pieds (1cm d'eau ds les chaussures). Nous essayons tant bien que mal de trouver un abris, en vain, nous enchainons "porté de poussette" pour les marches, et des petites bosses sympa. Bref, 5 à 10 minutes après, nous nous trouvons face à l'arrêt de bus qui nous emmenèra vers la sortie sans avoir vu le panorama situé au pied des chutes du diable. Sans regret, avec la météo, même sans Inès c'était mission impossible. Une heure et demie après,
nous nous retouvons chez nous, bien trempés, et finalement avec un objectif atteint : Notre sortie "bol d'air", accompagnée il faut le souligner d'un grand bol d'eau... C'est amusant comme souvenir, mais... après coup!!!
07 avril 2008
Grand jeu concours !!! (Résolu)
Vous pouvez consultez les résultats du jeu concours en commentaire (en bas de l'article).
Vous avez été nombreux à plaisanter sur le grand critique d'art que je suis devenu ou sur ma culture artistique... Pour vous montrer que je ne suis pas rancunier et plutôt joueur je vous propose à tous une petite question.
Regardez bien ce bout de carrelage, il n'en est pas un puisqu'il s'agit d'une oeuvre posée sur un mur et non à même le sol...
La question est simple : Qui est l'artiste qui se cache derrière cette oeuvre ? (Bien sûr personne n'est caché réellement derrière le tableau.. Enfin bon, je ne veux pas vous embrouillez non plus!!)
J'ai plagié un ami parti en Suède pour ce petit quizz (salut à toi Gi par ailleurs...) où la régle est simple: Me donner vos propositions en "commentaires". Vous avez le droit à 3 réponses maxi par jour et par personne (ce qui fait 21 par semaine, cela devrait aller...).
Tous les dimanches soirs je vous donnerai un nouvel indice.
1er indice : Je suis Français(e)...
Et bien sûr (je crois en vous et à votre participation active), il y aura comme pour tout bon quizz qui se respecte un cadeau: un petit souvenir du Paraguay pour l'heureux gagnant!!!
J'oubliai, si personne ne réussit à trouver la bonne réponse après 11 indices (ce qui devraient nous amener en Juin...) c'est tout les lecteurs de ce blog (et j'ai les noms, merci Canalblog) qui devront nous apporter quelques "spécialités culinaires simples" Françaises qui nous ont bien manqué, à l'occasion de notre retour (pains, vins, fromages, charcuteries,... ;-) ). Alors à vous de chercher ou d'espérer que quelqu'un trouve!!!
J'en vois certains qui disent déja : "Mais on ne voit pas les détails...". J'avais tout prévu :
BONNE CHANCE !!!
02 avril 2008
Ajout
Ajout de l'album photo "encore plus de Recoleta". (menu de gauche)
Pour tout le monde, j'aimerai vous prévenir de ne plus envoyer de colis à destination du PARAGUAY...
En effet, nous partons dans bientôt 2 mois, et c'est le temps qu'il nous a fallu pour recevoir les derniers colis!!! (merci la poste Paraguayenne...)









